L'histoire commence le 30 novembre 1896... Ce jour-là, deux jeunes cyclistes, Herbert Cole et Dunham Coretter, découvrirent une énorme charogne à moitié enfouie dans le sable sur une plage située tout près de la station balnéaire de Saint-Augustine (côte est de la Floride). Pour les deux garçons, au regard de la taille de l'épave, il était certain qu'il s'agissait des restes d'une baleine échouée sur la plage ; du reste, un cétacé avait été capturé deux ans auparavant à l'embouchure de la rivière Matanzas, tout à côté .
Revenus en ville, les deux garçons firent part de leur découverte à un médecin de Saint-Augustine, amateur passionné d'histoire locale et de sciences naturelles, le docteur DeWitt Webb (figure 5).
C'est donc le lendemain 1er décembre 1896, que le docteur Webb put se rendre sur les lieux de l'échouage et procéder à un premier examen de la "chose". Il lui apparut tout d'abord que le cadavre de l'animal, très mutilé, était dans un état de décomposition déjà avancé : peut-être était-il échoué depuis plusieurs jours, peut-être même l'animal était-il mort depuis bien plus de temps encore... Le cadavre de cette mystérieuse créature était d'une couleur rose pâle, presque blanche, avec un reflet argenté à la lumière du soleil. Il était également d'une consistance très dure, à tel point qu'un couteau ne parvenait pas à l'entamer. Ce qui dépassait du sable mesurait environ 6 m de long, 5 m de large et près de 1,20 m de hauteur, et le docteur Webb en estimait le poids à près de 5 tonnes, sinon plus !
Cependant, le plus ahurissant était que, selon le médecin, il ne s'agissait absolument pas du cadavre d'une baleine, mais bel et bien des restes d'un poulpe gigantesque, d'une taille propre à rivaliser avec celle des plus grands calmars géants ! Quelques jours plus tard, sans doute le 7 décembre 1896, le docteur Webb revint sur les lieux de l'échouage avec deux photographes amateurs, Edgar Van Horn et Ernest Howatt, afin de prendre des vues de l'épave.
Les photographies prises à cette occasion étaient considérées jusqu'à tout récemment comme perdues, et l'on ne possédait que des dessins effectués à l'époque à partir de celles-ci : surexposées, les photographies ne furent pas publiées, et l'on ignorait ce qu'elles étaient devenues. Contentons-nous donc pour l'instant de ces dessins, publiés dans l'American Naturalist d'avril 1897, et exécutés par Alpheus Hyatt Verrill d'après les originaux.
Vers la même époque, un certain Mr. Wilson écrivit au docteur Webb pour lui communiquer les résultats de ses observations, faites après avoir creusé autour du cadavre :
"Un bras s'étendait à l'ouest du corps, long de 23 pieds [7 m] ; un moignon de bras, à l'ouest du corps, d'environ 4 pieds [1,20 m] ; trois bras s'allongeaient au sud du corps et y étaient apparemment attachés (bien que je n'aie pas creusé jusqu'au corps, car il était bien enfoncé dans le sable, et j'étais fatigué), le plus long mesurait plus de 32 pieds [9,75 m], les autres bras étaient de 3 à 5 pieds [90 cm à 1,50 m] plus courts."
Durant près d’un siècle des restes semblables à ceux ci ont été retrouvé et c’est à la fin de l’année 1999
que quelques hypotèses furent avancées grace à des teste ADN qui montre que les monstres de floride
pourraient appartenir à une sorte de poulpe géant mais les recherches se poursuivent encore ...