L'Australie et l es Seychelles, sont des régions du globe directement soumise à la monté en température des océans. Le réchauffement des eaux de la planète à des effets dévastateurs à court et long terme, en empêchant la régénération de nombreux récifs coralliens. Ces récifs se sont effondrés et ont été recouverts d'algues. Leur disparition a privé de nourriture et d'habitat une importante faune marine d'espèces variées. En 2005, il ne restait plus que 7,5 % de récifs coralliens dans la zone étudiée, précisent ces chercheurs.
Cette étude révèle aussi que la diversité des espèces de poissons a diminué de 50 % dans les zones les plus durement touchées. Une moins grande biodiversité fragilise l'écosystème en le rendant moins stable. Les plus petits poissons ont vu leur population diminuer plus rapidement, peu après 1998. Et leur raréfaction a commencé à avoir un effet durable sur la chaîne alimentaire, qui va probablement s'amplifier avec le temps, selon ces scientifiques. En outre, la diminution du nombre des poissons herbivores est jugée inquiétante par ces chercheurs, en raison de leur rôle pour prévenir la prolifération des algues qui étouffent les coraux. L'étude montre que quatre espèces de poissons – un type de chétodon, deux variétés de labridés et un poisson-demoiselle – pourraient déjà être éteintes dans cette zone.
Six autres espèces de poissons risquent aussi de s'éteindre, relèvent ces scientifiques. Il s'agit du Pervagor melanocephalus, de trois types de chétodon et de deux sortes de poisson-demoiselle. Il est peut-être trop tard pour sauver nombre de ces récifs coralliens, mais cette recherche montre l'importance de réduire les émissions de gaz à effet de serre et leurs effets sur les écosystèmes les plus divers de la planète.
Avouez qu’il serait dommage de ne plus voir ces poissons ailleur que le dimanche sur odyssée ou dans une rediffusion du Commandant Cousteau.